EHPAD et centres d’art sont des lieux de passage dont j’ai voulu réinterroger l’image, en imaginant l’art de façon intimement liée avec des résidents. Il ne s’agissait pas de coloniser un Ehpad avec des œuvres ou d’y apporter la lumière de l’art contemporain. Ma conception politique d’un « théâtre de la relation » ne consiste pas à venir délivrer une parole, mais à la faire émerger. C’est à un travail de lucioles. On n’apporte pas notre lumière pour éclairer les gens ; non, nous œuvrons avec les artistes et la population afin de laisser filtrer la lumière à tous les étages, parce qu’elle s’y trouve déjà. L’enjeu a ainsi consisté à faire émerger des formes de vie et d’expérimentations artistiques, et de les valoriser comme autant de façons d’être une dernière fois au monde.